DTEK50, un BlackBerry sous Android

Pour BlackBerry, ce DTEK50 est une nouvelle page de sa désormais tumultueuse histoire qui se tourne. La fabrication des smartphones à venir seront donc désormais sous-traités, seule la R&D restant au coureur de la firme.

Alors que vaut ce second mobile de la marque à la mûre sous le petit robot vert ? Je vous propose de le découvrir.

BlackBerry sous Android

Je n’avais pas eu l’occasion de tester le Priv, premier appareil de la firme à la mûre tournant sous Android.

Heureux, et même très heureux, possesseur d’un Z30 sous BlackBerry 10 OS, un de mes rares reproches envers cet OS  concerne le manque d’applis dont certaines me sont utiles très régulièrement. Avec une version sous Android, le souci est donc réglé.

accueil-dtek50

Le DTEK50 tourne donc sous Android 6.0 MarshMallow avec quelques ajouts dont certains bien sympas.

En particulier, les raccourcis, qui permettent d’effectuer une action, comme ajouter un contact, une tâche, rédiger un mail… d’un seul tap sur leur icône. Un gain de temps rapidement appréciable.

les-raccourcis-sur-dtek50

Autre fonctionnalité destinée à nous faciliter la vie, un « tiroir » sur la droite de l’écran qui, d’un geste, fait apparaître les prochains évènements et les derniers messages reçus.

le-tiroir-du-dtek50

Dommage qu’on ne puisse pas régler la largeur de la « languette » apparente sur l’écran, Trop étroite à mon goût, il m’est régulièrement arrivé de rater l’ouverture de ce volet et, à force, en ai abandonné l’utilisation.

Une vraie belle idée à améliorer donc.

Le Hub

L’outil dont je me sers tous les jours est bien sûr le Hub. Pratique, il regroupe l’intégralité des mails, SMS, messages de Twitter et Linkedin. Seul manque à l’appel Facebook… dommage là encore. Les rendez-vous sont eux aussi indiqués dans le hub. Bref, il sert toute la journée !

hub-sur-dtek50

La version Android ressemble donc beaucoup à l’originale, seul petit reproche, le compte Gmail, quasi obligatoire pour utiliser un smartphone sous Android, n’est pas automatiquement pris en compte et il faut le redéclarer. Pour le reste, pas de souci.

DTEK

Le smartphone tient son nom de cette application dédiée à la sécurité. En fait, je n’ai pas trouvé qu’elle apportait énormément de fonctionnalités par rapport à Android seul. On a certes la possibilité de crypter le terminal, pratique en cas de perte ou vol… Depuis sa version 6, Android le fait nativement…

DTEK surveille également les autorisations données aux applications… là encore, une fonction existante de base.

Pour le plus néophytes, DTEK indique que la sécurité n’est pas assurée jusqu’à ce qu’un code de verrouillage soit mis en place. Après cette opération, on est dans le vert et, sauf manip hasardeuse, on y reste.

Le multimédia

Les 13 Mpx du DTEK50 permettent, notamment en condition de luminosité normale, de faire de beaux clichés, aux couleurs vives. On n’atteint pas les performances de certains photophores mais le retard de la marque dans ce domaine se comble sensiblement.

photo-prise-avec-le-dtek-50

Les vidéos tournées avec le DTEK50 sont elles aussi de bonne qualité.

filtres-disponibles-sur-dtek50

J’ai autant apprécié écouter mes playlist que regarder des vidéos sur ce mobile. Je me suis contenté d’e l’appli installée nativement pour la musique et ai téléchargé un lecteur tiers pour la vidéo. Aucun lag durant mes films.

Le look

Détail pour certains, critère incontournable dans leur choix pour d’autres, le design d’un téléphone n’est pas anodin. Celui du DTEK50 est, pour moi, une réussite. Léger, notamment comparé à mon Z30, il ne souffre d’autant défaut d’assemblage. J’aime beaucoup le revêtement de son dos qui lui assure une très bonne voire excellente prise en main.

dos-du-blackberry-dtek50

Un look réussi donc pour moi… et les collègues à qui je l’ai fait découvrir.

Que penser donc de ce mobile ?

Après un peu plus de deux semaines passées avec ce DTEK50, j’ai apprécié ce smartphone. BlackBerry le positionne en milieu de gamme et il tient tout à fait, au niveau des spec’, ce rang.

Là où, par contre, il risque de refroidir d’éventuels acheteurs, c’est au niveau de son tarif. Proposé aux environs de 340 €, pas sûr que les acheteurs se bousculent tant ce créneau est encombré avec des appareils qui, pour des caractéristiques équivalentes, sont moins chers. Et certains, à ce prix, ont plus d’arguments à faire valoir.

D’autant que l’aura de la marque canadienne n’est plus au zénith, loin s’en faut. Pour l’avoir vécu au bureau, nombreux sont qui qui, d’abord surpris agréablement par l’appareil, l’étaient encore plus en en découvrant la marque. Pour beaucoup d’ailleurs, la marque n’existait pratiquement plus…

BlackBerry-dtek-50

Si BlackBerry avait voulu attirer de nouveau clients ou en refaire venir d’anciens, un prix moins élevé aurait pu être une option… qui n’a malheureusement pas été retenue.

Aujourd’hui, le DTEK60, « petit » frère à l’écran de 5,5 pouces et au capteur photo de 21 Mpx arrive… avec, une fonctionnalité dont, une fois essayée, j’ai bien du mal à me passer : un lecteur d’empreintes.
Trouvera t-il plus son public ? C’est tout le mal que je lui souhaite.

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